Les pistes de la future réforme s'esquissent

Voila un article du Journal le monde paru le 11 avril 2009


Le bac scientifique pourrait bien tomber de son piédestal, la voie technologique redorer son blason et les options les plus prestigieuses quitter les lycées de centre-ville pour être mieux réparties sur le territoire. Ce ne sont pas encore des préconisations officielles pour la réforme du lycée, mais ces lignes de force se dégagent, à mi-parcours des consultations de Richard Descoings.

Sur le même sujet
Le directeur de Sciences Po Paris a été chargé le 12 janvier par le président de la République d'une mission de concertation sur le lycée, moins d'un mois après le retrait du projet de réforme porté par le ministre de l'éducation Xavier Darcos. M. Descoings, qui promeut la "diversité" dans son école depuis 2001, au moyen d'une filière dérogatoire d'entrée pour les élèves des zones d'éducation prioritaire (ZEP), tente là d'imaginer un lycée plus égalitaire.

Jeudi 9 avril, il a sillonné, avec le Haut-Rhin et le Bas-Rhin, les 44e et 45e départements de son tour de France. A force d'une maïeutique rondement menée, il a déjà fait émerger plusieurs pistes. Deux points de la précédente réforme sont rejetés : l'organisation de l'année en semestres, et le découpage des enseignements entre un tronc commun et des modules.



EQUILIBRER LES VOIES



Le sujet des stages et de l'orientation revient comme une constante dans les débats avec des lycéens. Mais aussi la problématique de la hiérarchie entre les filières du bac. L'une des priorités est d'en finir avec la suprématie de la filière scientifique qui fournit 33,4 % des bacheliers généraux (S) et technologiques (sciences et technologies de la gestion, etc.). M. Descoings se demande ainsi : "Pourquoi ne pas renforcer encore les enseignements de sciences en S, afin que seuls les véritables scientifiques la choisissent et non plus tous les bons élèves ?" La question d'enrichir, en mathématiques et peut-être en langues, une filière littéraire en train de se transformer en peau de chagrin avec 11,7 % des bacheliers, est aussi ouverte, afin d'en élargir les débouchés.

Pour équilibrer les voies, il a aussi été fortement suggéré, au cours de ces débats, d'imposer aux directeurs des instituts universitaires technologiques (IUT) d'inscrire plus de bacheliers technologiques. Ces derniers réussissent mieux dans ces formations courtes qu'à l'université.

Les redoublements sont mis en cause : 13 % des élèves passent deux années en classe de seconde, ce que M. Descoings considère comme un gâchis. Le patron de Sciences Po enverrait bien une partie des élèves en 1re, avec un fort soutien dans les disciplines défaillantes. Une aide supplémentaire qui lui semble essentielle aussi pour ceux qui peinent avec la maîtrise de la langue écrite.

Ces préconisations seront remises fin mai. Elles pourraient associer des propositions immédiatement exploitables, pour une réforme menée au lendemain des élections européennes, et des dossiers de plus longue haleine, sur la pédagogie ou l'évaluation. De son côté, M. Darcos a annoncé, vendredi 10 avril dans La Croix, que 116 lycées (sur les 2 626) expérimenteront, comme la loi Fillon de 2005 le permet, une innovation de leur choix à la rentrée 2009.

Maryline Baumard
Article paru dans l'édition du 11.04.09.
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# Posté le mardi 14 avril 2009 06:49

Jeudi 19 mars

MANIFESTATION DE GRANDE AMPLEUR LE JEUDI 19 MARS

A Die le matin: Départ à 10h devant la sous préfecture
A Valence l'après midi: Départ au champ de mars à 14h30

"Ils peuvent couper toutes les fleurs mais ne seront jamais maitre du printemps"

# Posté le mercredi 18 mars 2009 03:26

Débat

Pour le lundi 16 mars, un débat est organisé à l'amphi comme il l'avait déjà été fait avant les vacances de février pour parler collectivement de sujets et faits polémiques actuels et aussi pour organiser la journée de mobilisation nationale du jeudi 19 mars.


Votre participation est la bienvenue, et pensez surtout à être acteur de votre destin !

# Posté le mardi 10 mars 2009 12:04

Un discours quelque peu décevant !

Un discours quelque peu décevant !
Le Jeudi 5 Février a été interviewé notre président de la république, Nicolas Sarkozy, sous les questions de journalistes de TF1, M6 et RTL. Voici le résumé minute par minute de son discours:


21h54 Avez-vous des doutes sur la possibilité de vous présenter à nouveau en 2012 ? «Oh que oui», «parce que mon métier est très difficile, qu'il faut beaucoup d'énergie et de force pour le faire. J'ai encore 3 ans et demi. Et je ne prends aucun engagement ni dans un sens ni dans un autre. On fait un deuxième mandat parce qu'on a la force de porter un rêve.» «Je ne suis même pas à la moitié de mon premier mandat»...

21h52 Sur la LCR : «On n'a pas besoin d'extrémistes, qu'ils soient de gauche ou de droite».

21h50 Sur Rama Yade : «Quand on a 32 ans et qu'on vous propose d'être candidate aux européennes, je trouvais que c'était dommage qu'elle ne joue pas cette carte.»

21h48 Il juge «invraisemblables», «choquants» et «inadmissibles» les propos niant la Shoah de l'évêque intégriste anglais, Mgr Richard Williamson, récemment réintégré par le pape Benoît XVI dans l'Eglise catholique.

21h45 Nicolas Sarkozy affirme qu'il ne reculera pas sur le statut des enseignants-chercheurs. «Chaque année nous mettrons 1,8 milliards de plus dans la recherche et les universités», affirme-t-il. Sur le statut des enseignants-chercheurs, «nous avons décidé d'augmenter le salaire au niveau du recrutement», «mais nous voulons qu'ils soient évalulés». On peut discuter «des modalités d'évaluation», mais le principe ne sera pas retiré. Il ajoute : «Il y a une paupérisation du métier d'enseignant».

21h43 Il se déclare «très choqué de voir le maire de Paris refuser d'appliquer la loi» sur le service minimum d'accueil (SMA) des enfants à l'école les jours de grève «pour des raisons idéologiques».

21h40 Sur la mutation du préfet après l'accueil du Président par des manifestants à Saint-Lô: «A chaque fois que je me déplace, il y a des manifestations. Si on devait déplacer tous les préfets lorsque qu'il y a des manifestations, il n'y en aura plus beaucoup en place !» L'erreur du préfet ? «Il n'a pas pris les mesures pour que l'ordre publique soit respecté», et l'existence de «brutalités» à l'encontre des manifestants.

21h30 Maintenez-vous votre confiance au ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner ? «Oui, totalement». «Il me dit qu'il n'y a aucun conflit d'intérêt. Je le crois.» «Je ne suis pas un homme a lâché des gens parce qu'il y a un livre qui fait une rumeur», affirme le Président, qui souligne que Kouchner n'a ni de problème avec la police ni avec la justice.

Quant à l'information du Nouvel Obsevateur qui affirme que le livre de Pierre Péan serait alimenté par des proches du Président à l'Elysée, Sarkozy affirme ironiquement : «Le Nouvel Observateur, c'était ce journal qui était sûr que j'avais envoyé un SMS...»

21h27 «Nous irons au sommet de Londres (le G20) pour obtenir des décisions structurelles» sur les paradis fiscaux. «Ça nous mènera à nous poser des questions sur nos relations» avec «l'Androrre», et «Monaco».

21h23 «L'euro serait menacé si ne nous faisons pas preuve de solidarité entre partenaires de la zone euros»

21h20 «Je n'engagerai pas de dépenses publiques supplémentaires, notamment sur la règle que j'ai fixée du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux. (...) Si je laisse tout aller, la signature de la France, qu'est-ce qu'elle vaudra ?»

21h18 «Quand on voit la situation aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, on n'a pas envie de leur ressembler».

21h15 Il n'est pas possible «que l'Europe ne prenne les initiatives» pour «qu'il y ait une coordination sur les plans de relance». «Je veux qu'on coordonne nos efforts dans la zone euro»

«Le marché fait ce qu'il veut, puisque les régulateurs sont en dessous» du marché. Il souhaite «qu'il n'y ait plus d'organisation financière qui ne soit plus contrôlée». «Les agences de notations ont fait un travail détestable». «Il faut refonder le capitalisme»

21h07 «Je retournerai sur le site» de Gandrange.

21h06 Sarkozy va demander à la Cour des comptes d'enquêter sur les fonds accordés aux banques pour faire face à la crise.

21h05 «Je suis plus choqué par le système de rémunération des traders que des présidents de banque».

«J'ai vu ce que M. Obama a fait décidé, je suis en train d'y réfléchir». (Barack Obama a promi de plafonner à 500 000 dollars les rémunérations annuelles des patrons de sociétés percevant une aide d'Etat). Une règle, «je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure formule» sur le sujet.

Si l'entreprise a de bons résultats, «il est normal que (ses dirigeants) gagnent de l'argent, et même beaucoup d'argent».

20h58 «Il faut arrêter les délocalisations et relocaliser ce qui peut l'être». «On supprimera la taxe professionnnelle en 2010 parce que je veux que l'on garde des usines en France».

20h55 Lors de la réunion du 18 février avec les partenaires sociaux, il souhaite que soit abordé «la question du partage du profit.» «Je crois à la règle des trois tiers», explique Nicolas Sarkozy. «Sur 100 de bénéfice, il devrait y en avoir 33 aux salariés, 33 dans la poche de l'actionnaire et 33 qui doivent être réinvestis dans l'entreprise»

20h54 Nicolas Sarkozy a affirmé que l'Etat était "prêt à faire un effort" pour "mieux protéger" les jeunes chômeurs.

20h50 Sur l'augmentation du Smic, il lance: «Si on augmente le Smic, on laisse de côté 83% des gens.» «Ça ne résout par le problème du chômage, de la pauvreté.»

20h46 Nicolas Sarkozy évoque «plusieurs pistes» pour aider le «bas des classes moyennes». «Faut-il supprimer la première tranche de l'impôt sur le revenu ? ça concerne environ 2 millions de contribuables». Le Président évoque aussi «la possibilité de supprimer le deuxième tiers de l'impôt sur le revenu.» «Ou alors, faut-il augmenter les allocations familiales ?» Autre idée : «Des chèques emploi-service payés par l'Etat» (pour les personnes âgées) ou encore une augmentation des allocations familiales.

20h42 Nicolas Sarkozy annonce qu'il recevra les partenaires sociaux le 18 février, pour discuter notamment d'une amélioration de l'indemnisation du chômage partiel.

20h40 «On va avoir une année 2009 mauvaise».

20h35 La somme de 1,4 milliard d'euros d'intérêts que l'Etat percevra cette année au titre des intérêts pour son financement aux banques sera "intégralement" affectée au financement de "mesures sociales".

20h30 «Nous allons continuer à réformer le pays». Les réformes restent «d'actualité», elles seront conduites «au même rythme». La réforme du lycée «se fera».

"Est-ce que les réformes que la France doit mettre en oeuvre, pour avoir le même emploi lorsque nous serons sortis de la crise, est-ce que ces réformes restent d'actualité? La réponse est oui". "Si on doit arrêter, comme cela s'est si souvent fait dans le passé, chaque réforme quand il y a une manifestation, alors mieux vaut ne faire aucune réforme. Et comme cela on est tranquille". La rupture, "c'est la rupture avec cette habitude".

20h20 «Nous traversons une crise comme on n'en a pas connue depuis un siècle», déclare le président de la République en ouverture de son interview à la radio et à la télévision. «Que les Français soient inquiets, c'est normal», ajoute-t-il.

Le Président souhaite «que la France rentre le plus tard possible dans la crise et sorte le plus tôt possible de la crise». Il souligne qu'il doit «écouter aussi tous ceux qui n'ont pas manifesté». «Je n'ai pas l'intention d'évacuer mes responsabilités».

Il affirme que «l'argent prêtée aux banques n'a pas coûté un centime mais a rapporté de l'argent» aux Français.

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# Posté le samedi 07 février 2009 11:32

Mobilisation du jeudi 29 Janvier 2009

Mobilisation du jeudi 29 Janvier 2009
EN MASSE DANS LES RUES !

Si on coupe la poire en deux : entre les chiffres de la police et ceux des syndicats, ce sont plus d'1,75 millions de manifestants qui ont défilé dans la rue.

Toutes les grandes villes de France étaient mobilisées pour réclamer le retour d'un vrai pouvoir d'achat, l'arrêt de la destruction du service public (suppressions de postes, d'établissements de proximité, privatisation...), le sauvetage des emplois du privé et du public, ainsi que défendre les salaires qui sont loin de suivre la hausse phénoménale des prix des produits de première nécessité liée notamment à la spéculation des matières premières.

Le pari de l'unité entre syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, US Solidaire, UNSA...) a été une réussite. Tous les secteurs ont répondu à l'appel et c'est en masse que les salariés du public et du privé sont venus exprimer leurs inquiétudes, mais aussi leur colère.

A DIE, LE MATIN

Pour ce matin là, était prévu dans les rues de Die une manifestation de 9h a 12h. Elle avait pour but de réagir a l'appel national à la grève et à la manifestation des 8 syndicats réunis (cités au dessus) mais en ciblant plus particulièrement le cas particulier du Diois face aux nombreuses réformes impopulaires qui veut appliquer le gouvernement actuel.
C'est alors que la ville de Die a réunis pour ce jeudi 29 janvier entre 1000 et 1500 personnes dans un combat commun naissant!



A VALENCE, L'APRES-MIDI

Après cette manif' sur Die réalisée a merveille, de nombreux diois se sont réunis afin de réaliser des transport commun jusqu'à Valence, où se déroulait, à partir de 14h LA MANIFESTATION DROMOISE.
C'est environ 20 000 manifestants qui se sont réunis au champs de Mars pour le départ de ce grand évènement, dans l'objectif de contrer le sabotage des services publics, de mettre en avant la baisse du pouvoir d'achat des ménages francais ...
Cette exceptionnelle mobilisation donne espoir pour la suite du mouvement! C'est depuis 1995 qu'une mobilisation aussi forte n'avais pas été recensée en France, lors des réforme Juppé.

# Posté le dimanche 01 février 2009 10:31

Modifié le dimanche 01 février 2009 11:02